ce que vos yeux vairons

Scheib’ Brot

Combien rassurante
La parole fixée
Dans son herbier,
Entre papier mat,
Feuille translucide,
Bonne, mauvaise
Herbe,
Elle ne varie
Pas d’un iota,
Tu la tournes
Entre tes doigts,
Lettre morte,
Son exsudat,
Sans poix,
Sec,
Le dard,
La rose
Et son nard
Pâlissent.
Flash de magnésium,
Éclair,
Crépuscule
Dévié
De son cours,
Ils retournent
Au noir obscur,
Sans un mot,
Jacquemarts
En procession vers
L’envers de l’horloge,
Après le coup de maillet
Sur la cloche

La parole vivante,
Chair rouge
Sang de taureau
Griffe plantée
Dans la terre
Avant
De se planter
Dans un bras,
La patte
La main rose d’un rat
Dans ces membres,
Pourvu qu’ils ressemblent
À la cerise
D’un coeur,

S’asseoir en silence
Sur le ban de nage
À côté de Santiago,
Personne sans existence,
Beau parleur
Aux poissons
Qui suivent sa ligne,
Manolin

Biffin

Tu peignes
Les buissons
Des doigts,
À moitié interdit,
Tu prends une baie
De genièvre
Pour une myrtille claire
De pruine,
Tu te méprends,
Le buisson te condamne
Si peu,
Te tanne un peu
La bouche,
Assèche
Tes dents,
Rien de la violence
Du bleu de Prusse,
Tu vas,
Les mains
Dans la poche,
Bénin.

Mer, saison du désert

Jpeg

Mer, bouillon, homard bleu

Jpeg

Mer, été

Jpeg

Mer, printemps, minuit

Jpeg

Mer, printemps, midi

Jpeg

Mer, hiver

Jpeg