ce que vos yeux vairons

Mois : mai, 2020

Thé glacé

Un fjord rond, entre
De hautes falaises, une mer
Intérieure, raku

Fresque fraîche

Un cherche-midi,
Sous une pierre, endormis,
Paisible Anghiari

Le bras

Rayon tangentiel
Sur le disque. Une chanson
D’entre les sillons,
Plissée, soleil
Le jazz et la java

Les pages du journal

Le vent qu’elles soulèvent
Le carton du sachet de
Thé tombe dans le bol

Pour trois rubans de gros grain

Colporteur, prends mes
Peaux de lapin, poèmes à la
Luzerne du matin

Osmie au menuet

Monte, et glisse le long
De la vitre, en scarabée.
Le soleil, sa bouse

Ce soir

Chaleur douce, qui laisse
Un sursis à la glace sur
Le cornet, poignet
Lisse d’un enfant

Écrivain public

Plume d’or du bec du
Merle assis sous un cep, il
Écrit sur raisin

Anneaux de Saturne

Dépôts successifs
De la théine dans le bol,
Un bol, dans le bol

Dans l’empreinte de
Faïence, un biscuit rosé,
Cuisson, à l’eau chaude

Faire le point

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