ce que vos yeux vairons

Hasard

Au moment où vous
Passez, j’élève un coin de
Rue. Je tombe sur vous

Chain(s)e, et le bourgeois, Calais

Confessionnal végétal, et atermoiements
Ne pas aller vers la forêt
Pal, elle pousse en toi, doucement
Bambou transparent, qui évite tous tes coeurs,
Et ton organe vital
Tu crois la mer clémente, y disparaitre, fétu,
Entre les vagues, et leurs monts
Bercement, je suis enfant,
Les pieds dans l’eau, inéluctablement, je vais grandir,
Ainsi, qu’aquatique, mon intime échelle, bambou aux mille anneaux,
Caducée de verre qui demain, recevra astringente, ma confession

Vitrine

Celluloïd de la taille marquée d’un étranglement, celui d’un sablier
Cheveux en vagues, rizières étaģées, casque moutonnant, celui de quelque chérubin, Renaissance
Le sourire, Ange au sourire, réclame américaine, dame au look New Look, bonheur ultra-white
Les mains sont belles, l’angle, poignet cassé, celui d’une danseuse,
Les doigts effilés

Décapitée
Une statue antique-tronc
Une effigie longiligne de tuf blanc,
Retour au vague, de l’imitation de Brassempouy
Economie, ni bras, ni doigts
Aux pieds, le prix des éléments

Dans la vitrine, circule une image, en surimpression, une silhouette qui se hâte, manteau au vent, le parapluie convexe, petite antenne satellite, qui entraîne de son cerf-volant, la passante, qui court, arc-boutée, et disparaît de la vitrine, aussi vite qu’elle y était entrée.
Manteau beige, cheveux tourbillonnants