ce que vos yeux vairons

Coup de soleil

Calcination de
L’oiseau en corbeau, matière
Noire, et volatile

Érable

Une spirale, dans l’écorce de l’arbre
Une vis, un caducée, un jonc d’or en hélice, le long d’un bras orné
Un escalier, dont les marches filetées s’enroulent dans l’aubier clair
Venue de nulle part, l’eau sucrée, son ploc-ploc dans le petit seau,
Accroché sur le côté, un éclat zingué, le soleil luit, entre miel et ambre
Revenir
Attendre
Le vénérable emplit le petit pot peu à peu
Le soleil a viré, la sève s’ombre
Mais, les yeux fermés, le goût n’a pas changé

Koumi

Tu es, steppe sans fin, et le vent transparent
Je cours le long de tes chevaux, les dépasse et reviens
Par les épaules, les miens-aimés, nous tournoyons, nous nous abattons sur l’herbe. Rosée
Tu es, poème, vase-canope, ton couvercle est fait de nuit étoilée,
Où se tiennent serrés, et vivants, l’assemblée des coeurs,
Tous mes vivants, leur sève, qui n’a pas le temps de sécher

Crase

Pendu à un clou,
Sève vers le bas, vert, un
Bouquet d’herbes, séchant

Séchées. Autour du
Gnomon, le coeur transpercé,
Couronne d’une carline