L’éclaircie

par marronbleu

Il faut s’accroupir, tes bras, tes jambes sont déjà pattes,
Autour de toi, les frondaisons plates de ces hauts arbres africains,
Dans le lointain, tout contre la cymbale du soleil couchant.
Tu es oryx, et lappe, l’eau rare et maigre du marigot,
Tes cornes sur le front pointent vers le fond, baguettes de sourcier
Animal blanc, tu ne dis rien,
Tu es le signe que l’hiver vient sur la plaine,
Cette saison en os de seiche, il faut que je me plie aussi.
Bientôt, plus rien, entre mes sabots, toute l’eau sera bue