Point de rosée

par marronbleu

Un poème long, avec une foule, un décor
Rien d’austère, de la couleur, de la lumière, des animaux divaguent
Des mots plantés serrés, tu pourrais te cacher
Derrière chacune de leur tige,
Je t’observe, un arbre croît pour cela,
Il me fallait un tronc, pour disparaître,
Et la terre a tremblé, d’un mouvement du poignet,
J’ai secoué la feuille, sol où tu te tenais,
Je suis tombée, toi aussi, parmi les décombres,
La forêt est désenchantée, les gens, fétus sous les fûts,
Les animaux vont les dévorer, je ne maîtrise pas tout,
Le poème a ses limites
Tu as disparu