ce que vos yeux vairons

Point de rosée

Un poème long, avec une foule, un décor
Rien d’austère, de la couleur, de la lumière, des animaux divaguent
Des mots plantés serrés, tu pourrais te cacher
Derrière chacune de leur tige,
Je t’observe, un arbre croît pour cela,
Il me fallait un tronc, pour disparaître,
Et la terre a tremblé, d’un mouvement du poignet,
J’ai secoué la feuille, sol où tu te tenais,
Je suis tombée, toi aussi, parmi les décombres,
La forêt est désenchantée, les gens, fétus sous les fûts,
Les animaux vont les dévorer, je ne maîtrise pas tout,
Le poème a ses limites
Tu as disparu

Du

Le jour passe je n’ai
Pas parlé au coeur de l’homme
J’ai perdu mon temps

Les mûres

Teinture des baies noires
Sur le menton, dans les ronces,
La Polynésie

Si j’étais un arbre

Mes cheveux seraient
Feuilles d’or, ou de cuivre, au
Moment de ma mort

L’assombri

Imperméable au
Bleu, galvanisé par le
Gris, le ciel. Il pleut

Regarde le jour, sa
Grisaille, par le vitrail d’un
Prieuré, Saint-Cosme