ce que vos yeux vairons

Créature

L’odeur d’eau du concombre, l’ombre de la forêt
De la fiente d’oiseau sur les feuilles,
Crue. Sa levure qui les use jusqu’à l’humus,
Noire. Sens l’aisselle douce d’un mousseron,
La racine à nu d’un grand arbre,
Te souviendras-tu ?
L’ordre n’importe pas, mais de tout cela fais un savon.
Dans ta paume, sa mousse de débris verts et marron
Vois, sens le, l’étang ruisseler clair sur ta peau
Là, en grain de beauté, une écaille de poisson

Ciel

Faïence d’un bol bleu
Corbeaux, en gouttes noires, d’un
Lait qui a tourné

Projection sur écran

Les nuits grandissent, je
Défais leur ourlet, l’aire noire
Du jeu des ombres

Pie

Il écume, noir, dans
La brume, qu’avale le rêve
Frison silencieux