À rallonge

par marronbleu

Un pull
Un pullover, étirer le mot jusqu’au brin ultime de sa laine
Un tricot, mikado sophistiqué des tresses, semblables aux roues dentées des montres à complication, avec le rêche des îles d’Aran, des teintes bises et lichen
Entre les points étourdissants, là se terrent parfois, entre les rangs serrés et uniformes, les brins noirs du tabac, l’humidité de la sueur, l’empreinte d’un bras
Sous le vêtement de cour, sans grand arroi, le derme de l’ouvrage, suaire intime d’un pershomme