ce que vos yeux vairons

Ensemblier

Des années de lierre, de troncs, rongés par la mousse,
De clairs-obscurs, et de clairières, forêt, où pousse
Un jardin magique, l’architecte choisit
Ses éboulis, y élève sa fabrique,
Mirage de colonnettes, de cours d’eau sauvage,
La tige d’un fer à béton pousse du coffrage,

Alors, pour plus de
Vérité, la scène au
Montage couper

De quoi je me mêle

J’entre, dans l’eau, du tableau de John Lurie
Je sors ailleurs, un pas de côté
Le dessin a ici un goût vert, d’herbe, et d’ombre
Caboter, les cadres ouvrent leurs bras, sur des anses colorées
En revenir est facile, détourner le regard « ça ne te regarde pas » et tout s’efface.

Transfert de la matière

L’épine, un pépin
J’épépine, branche d’aubépine,
Mes doigts deviennent roses

Après tout

Avant tout, avant
Qu’elle ne fleurisse, la rose est
Un bâton d’épines

Dunes

Fléoles et fétuques
Le vent sur le pré, et son
Air, de bord de mer

Rock’n k roll

Collision de deux
Aimants. La science de plein fouet
Avec la fiction