ce que vos yeux vairons

Mois : février, 2019

Un filet d’eau

Un marbre s’ébroue,
L’esse d’un cou, du bec du cygne,
Comme d’une aiguière,

Sygne

Jpeg

Hors-champ, l’étang

Jpeg

Mutatis mutandis

Un astrakan ras,
Et noir. Soulève-le, la
Moire d’un miura

Une bande Velpo
Ceinture de soie qui ceint les
Reins du torero

Soulève ça. Autour
Des coeurs, des auréoles,
De la sueur aigre

J’attends qu’il pousse
Des cornes sur le front de l’homme.
Que son mufle fume

Cygne en Narcisse

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Au diable Vauvert

Son ventre d’ogresse,
La ville. Ce qu’elle digère est
Vert, couleur de bile

Elle me voit, avec
Mon étang sous le bras, « Ton
Galetas est là »

« Là » est si petit,
Que l’étang fuit, les roseaux
Bruissent « N’y vas pas »

Je caresse, la tête
De l’eau, celle des roseaux, doux,
Comme têtes d’animaux

D’arbre en oiseau, brin
D’herbe tendre. Vert heureux,
Menthe d’un blé d’hiver

Les serins

Perfection lente
Du vieillard décomposant
Sa danse, le matin

Son bras fend l’air, à
La manière d’un éventail,
Rosace à demi

Les autres vieillards,
Disposés en damier, roses
Noires des pantalons

Dans le parc, sous les
Aisselles des branches hautes, pendent
Des oiseaux en cage

Leur chant coule d’entre
Les barreaux de bambous, pot
De miel qui se brise

Levure

Les jours grossissent, une
Bulle de Malabar rosit
Au coin d’une bouche

Fleurs coupées

Noircissant bouquet
De jonquilles. Son or, qui se
Ternit, jusqu’au bronze

Une mosaïque

Du pied, desceller
Une pierre du sentier. Dans le
Fossé, qui se pave