ce que vos yeux vairons

Osmose

Devant le miroir, à quelles heures du jour, ou toujours.
C’est simple, loucher, attendre que sa surface lisse se trouble, en sort de l’onde une image triple, où se superposent, en ronds qui s’élargissent, je dans l’eau, Chum Frink, et Babbitt.

Indéfinissable

Dans le haut cahier, entre deux pages séchées, séché, un samare.
De quel arbre s’est-elle détachée, hélice de papier.
Je penche pour,
Je ne sais pas.
Trop de lumière du matin, ce matin là, pour en distinguer l’essence.
Alors, j’effleure, je sens.
Odeur de papier, celle du haut cahier, et sous mes doigts, des stries de crépon du Japon.
Je ne sais toujours pas, samare sans nom.

Côte à côte

On peut marcher, écartelé.
De dos, le drôle de dessin de Chemiakin.

JBE

À quelques encablures
De Saint-Jean où tu vis
Le jour et jamais ne
Revins, toi général
D’empire, qui se souvient,
Incline le buste
Devant le tien, son bronze,
Un brouillard de grognards,
La brume, et puis plus rien.

Tiens, une voiture qui
Se gare, autour de toi,
Des places de parking.
Télègue, tarantass…
Ein, Alptraum, oder was.