Quartier des tanneurs

par marronbleu

Écrit sur une peau, livre des heures, l’ombre des lettres s’étire, l’été finissant, le crayon rebondit sur le sillon d’une gerçure, le récit se ride, plissé d’une voix, bruine d’une main, d’un visage, sur le grain du papier, sous la peau, circule un sang noir de fumée, des veinules qui s’enroulent, encre caillée d’un motif maori.