ce que vos yeux vairons

Le haut cahier, page 67

L’ison du saule, et du peuplier, le long de l’eau, que le vent froisse, et presse, jusqu’au jus du chant, une feuille tombe, jaune, et la modulation change.

Le haut cahier, page 66

Je jette, fontaine de Trevi, dans le courant, le dé de deux cailloux, l’un, vert-luminescent, comme cette pâte qui marquait chaque douzième des réveils, dans le temps, l’autre, de ce rose foncé, jus d’orange sanguine pressé.
Tous les jours, deux cailloux, je verse la montagne dans le torrent.

Le haut cahier, page 65

Il descend, rouge, comme le gros nez d’un clown, le soleil sur la mer, et il sème jusqu’à moi, sur le clapotis, un caillebotis mouvant, lattes d’eau, fauve, orangée, je lève un pied, la marelle, pas japonais jusqu’à l’horizon, un, deux, trois, croire, et ne pas couler.