Le haut cahier, page 41

par marronbleu

Je monte le sentier, mes pieds égrènent les cailloux, couscous des petites pierres, qui roulent sous mes chaussures, les nuages filent, un écheveau blanc se déroule parmi eux, d’abord incision sèche, puis se dilue sur le ciel, un avion très haut, hématome silencieux, ici-bas, le torrent fait la loi, maitre de musique, l’avion, les pierres, mon pas, notre contre-temps.