ce que vos yeux vairons

Codex

Le Nagra tourne, tour de potier, son argile brune, un brin de ruban piqué comme une plume dans sa cochlée, le billot craque dans son sommeil, parle-t-il olivier, pont de bateau, deux-corps encore chevillé, érable à la sanguine, rousseur du merisier.

Perzel

Une bille orangée, lumière nervurée de l’alkékenge.

Plissé soleil

Huit-reflets cabossé, tuyau de poêle de papier, la lanterne, dont le vent, les flonflons, bercent la lumière en accordéon.

Sous le vent

Mora-Mora, Polynésie du papillon.

D’ici, le tiaré

Il a été silencieux tout l’hiver, son étroit pignon vert resserré entre les lourds remparts des mûriers, et ce matin, la complexité de ses fleurs graciles, et l’hameçon-senbon de linge frais du chèvrefeuille, simple, la gaze d’un bonnet mennonite.

Tâtonnements

« À quoi vibres-tu. Une aile, coulée du vent »
A la recherche de sa fréquence de résonance, je passe mes doigts sur les cernes de son bois, Glasharmonika, lèvres de verre d’un gobelet.
Tirerai-je de toi, billot, autre chose qu’un râle, ma main, coussin de dentellière, se couvre d’échardes, ton écorce me parle, et ma paume, et ton baume ? Comment dit-on baume.

Jardins suspendus

Ces fenêtres, derrière lesquelles, on contemple le monde, l’été, entre des rangées de géraniums.