Baisser les yeux

par marronbleu

La nuit, ce qu’elle a de noir, entre les trouées orangées des lampadaires, ce qu’elle révèle des maisons, lumière aux fenêtres, la rue est une longue pinacothèque, là derrière les rideaux, une nature morte, une table en désordre, un empilement d’assiettes, des épluchures, le halo d’un téléviseur, et ma gêne, l’effraction de mon regard.