ce que vos yeux vairons

Même pas en rêve

Je ne monte pas à l’étang, le temps et sa houille me refoulent, le vent, le vent et la pluie, leurs rages réunies.
Alors je le laisse venir à mon chevet, de là-haut jusqu’ici, je ferme les yeux, et sous mes paupières, l’étang prend vie.
Tous les excès, les roseaux, les reins brisés, l’eau, jusqu’aux cieux soulevée, le ciel, noir, le jour, la nuit.
Des oiseaux, je n’entends que les cris.

De mémoire

Qu’y aurait-il de votre visage sous mes doigts, si je le voyais.
Des yeux gris, l’estuaire de vos lèvres, peut-être des rides, rien que je ne connaisse, de vous, mon esquisse, à mots distraits, le passé est oublieux.