ce que vos yeux vairons

Le retable d’Issenheim

La maison Bartholdi est fermée.
Retourner en arrière, au pied de la croix.
Le froid du Golgotha, en hiver.
Au tournant de la maison Pfister, un chocolat chaud.
Rêver, les délices du Prado, un jardin, un patio.
Deux braseros, le froid de l’enfer, dehors, des marrons chauds, une même langue qui brûle, le feu, l’effroi.

La pierre, Nemo

L’orgue des bords de mer
De Zadar, partition du
Vent et du hasard.

Cuisine

Le rêve.
Comme des carcasses à l’étal, j’ai vu des livres suspendus à des crocs, se vider de leurs mots à gros jets, dans des baquets de bois.
Leur sang, leur raisiné, des bouchers-vignerons les foulent de leurs jarrets, sous les pilons, les os des phrases craquent, le boudin noir de l’encre fume, les pages, vides et blanches sèchent, le boucher les tranche de sa feuille, les livres se débitent, le vigneron trempe une coupe et boit.
Le vin bourru est bon.
Il est trois heures.
Les petites diodes rouges du réveil-matin.