ce que vos yeux vairons

La ballade acide de Sally Cilique

Un bouton, d’un plâtre lisse, sans trou.
Non sécable.
Impeccable, et blanc.
Le jeter comme un hameçon.
Dans le verre, le bouillon.
Le bouton valdingue, comme un petit morceau de banquise.
Il se dissout.
Dissout, dissolu.
Peccable, impeccable.
Le bouton me fait la leçon.
La coupe est amère,
Veuve Paracétamol, quel succédané.
Champagne à damnés,
Le prendre en grippe.
Victoire à la Pyrrhus sur le virus.
Sabrer une Pol-Roger.
Enfin, pas tout de suite.

Tous ces cierges brûlants et gras dans l’église de Kaunas, leurs fumées, vers le jubé.
Des fûts, des troncs de pierre ont poussé leurs frondaisons jusque sous la voûte.
Sur leurs aubiers, un Christ en mandorle, un chemin d’épines, une couronne de roi, aux pieds de ces arbres de marbre, un orant.
Ce qu’il psalmodie tout bas, et que je n’entends pas.