Les cendres

par marronbleu

Quelque chose a changé,
Dans la vitrine de l’antiquaire,
Posé sur un bonheur-du-jour,
Un globe de verre et sa poussière,
Une châsse terne, celant, sanctifiés,
Les viscères de chiffon, les dragées
D’une petite mariée, il était une fois hier,
Une couronne de fleurs d’oranger,
Une mèche blonde, dernier maillon d’un chignon tressé,
Tout a fané dans l’urne de verre,
Sous le ruban, des cheveux blancs ont poussé,
Desséchée, la ronde de fleurs, sur le front émacié
De la petite mariée, son odeur douce-amère,
L’oranger a flétri, la noce est entrée en son hiver.