ce que vos yeux vairons

Titan

Le vent et sa meute, qui n’épargne rien, ni les portes qui grondent, ni les volets qui gonflent les voiles de leur ferraille, ici, il est souverain, ses proies de bois et de pierre sont faciles, mais là-haut, pour les venger, l’étang, et l’eau qu’il montera en mur, des vagues dures contre lesquelles en vain la horde s’éreintera.

Recel

Apprendre, goûter.
L’abondance de ce que je ne puis mesurer.
Le temps, le silence.
Écouter.
Tout ce qui avant m’avait oublié.
Hier, quand j’étais pauvre d’entre les pauvres.
Apprendre du vent.
Devenir son obligé.
Le laisser me faire les poches, et faire de moi son suzerain.
Riche, enfin.

Le farfadet, Nemo

Je l’ai vu, blanc. L’intercesseur, le messager. L’animal merveilleux, l’épervier de conte de fée, l’oiseau et son augure. Il fend les eaux de l’étang, et je reste sur ses bords à me consumer. J’attends. Le surgissement. Le kiosque d’un bâtiment, et sur sa passerelle, quelqu’un. Son commandant.