Le goûter

par marronbleu

Il faut attendre. L’heure de la brume, du noir qui descend, des lustres dans les vitrines des salons de thé, de la buée qui fume sur les gobelets de chocolat, et les pots de café, des gens qui se hâtent, sur les trottoirs, le col du manteau remonté. Le temps court dehors, il vente, il pleut, l’impression d’être à quai, un train en gare qui voit partir des convois de gabardines et de parapluies dans le lointain.
Commander un Napoléon, parce que l’on a lu un livre, un jour, dans lequel un personnage en dégustait un morceau, et s’entendre répondre « Très bien », le coeur battant.
Le gâteau existe vraiment,