A.M.

par marronbleu

Demain, après que le porteur de journaux sera passé. Il sera tôt, 5h30. Je prendrai le temps. Dehors, les doigts serrés autour d’un gobelet de café, la petite chaleur brasillante d’une cendre de cigarette. Je me mettrai en route. Voir les foulques sur l’étang, leur pastille blanche sur le front, comme une hostie posée sur le chanfrein d’un cheval. D’eux, je ne verrai d’abord que cela, un cordon de perles sillonnant la surface noire de l’eau.