ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2017

Le timbre faisant foi

Les visages, je ne fais pas d’effort, il y a les photos, des films, parfois. Mais les voix, que j’use jusqu’à la corde, que je tords dans tous les sens, pour qu’elles crient et se donnent à entendre encore une fois.

Terre

Mauvaise faïence,

Pâte grossière et four tiède,

Tout jeter à la

Les nids d’hirondelle

Suspendus, sous  la

Voûte, cathédrale Saint-Etienne,

Falaise d’Amorgos.

Pleines dents

Le soleil est un

Fruit mûr, c’est maintenant qu’il

Faut le mordre à

Fonck

Les greniers, notre mémoire

Philippe vidant sa maison.
– Tu veux quelque chose ? Prends ! me dit-il en me tendant d’autorité une pile de livres.
Un legs de raison, il me connaît.
– Le piano, tu me le prendrais ?
Où mettre l’instrument, je n’ai pas la place, et j’ai surtout des voisins…
La raison.
– Laisse le chez les parents, en attendant… Je n’ai jamais dépassé le stade de la méthode Rose, alors, le concours Marguerite Long …
– Tiens, une machine à coudre, récupère la …
Je pose la pile de livres, je m’assois, et je le regarde.
Rires.
Rire, de plus en plus fort.
– Ben, quoi, elle est encore très bien, regarde, me dit-il en soulevant le capot.
Philippe, camelot.
Et moi, piètre couturière.
– T’as pas plutôt une bière ?
Il fait chaud, et j’ai esquivé, pour la Singer.

Mei-Shan

Emportée sur les

Toits enneigés, faire taire le

Chant de l’infidèle.

Follet

Un gant, à l’endroit

L’hiver, à l’envers l’été,

Le froid, son feu.

Und Henri Alekhan

Les dentelles de Montmirail

L’été, le pays des élytres, les ailes-vitrail des cigales, leur hymne stridulé au sommet d’une hampe, le mât d’un olivier.