ce que vos yeux vairons

Un soir, sous le platane

Sur sa tête, la nuit,

Sous ses frondaisons, un jour,

Couleur de lampions.

Arborescence

Je suis là debout, sur ma banquise, tout est blanc et glacé. Le papier. J’en découpe des bouts pour l’oiseau, là haut. Tous les jours, il passe, c’est son territoire, mais il ne fond pas sur moi, mes grains de papier mâché, il n’en veut pas.  Demain, peut-être si je tends les bras, il se posera.

Le timbre faisant foi

Les visages, je ne fais pas d’effort, il y a les photos, des films, parfois. Mais les voix, que j’use jusqu’à la corde, que je tords dans tous les sens, pour qu’elles crient et se donnent à entendre encore une fois.

Terre

Mauvaise faïence,

Pâte grossière et four tiède,

Tout jeter à la

Les nids d’hirondelle

Suspendus, sous  la

Voûte, cathédrale Saint-Etienne,

Falaise d’Amorgos.

Pleines dents

Le soleil est un

Fruit mûr, c’est maintenant qu’il

Faut le mordre à