Les abricots

par marronbleu

La mémoire, sa menthe fraîche. Un Mentos qui craque sous la dent, pour avoir bonne haleine. Descendre au jardin, remonter les allées, les mains traînant leur chalut sur les plantes. Là, le buisson de menthe, son odeur de chewing-gum froissé. Remonter encore, remonter les années, la pente de la petite colline, la Drôme d’il y a loin maintenant, celle des premiers étois, Deek adossé à mon souvenir, à l’ombre du tronc d’un grand arbre, assis là, en ce milieu de juillet, peut-être à m’attendre, lui et sa pagaille de cheveux blonds, la menthe glaciale de son regard, le ciel ouvrait les yeux, et je me tenais là devant lui, pour la première fois.