ce que vos yeux vairons

Mois : mai, 2017

En mai, fais s’il te plaît

La nuit sans remord,

Pousser les jours par-dessus

Bord. Mutinerie.

Élaguer

Mon écriture grasse,

Je n’ai pas eu assez faim

Pour qu’elle s’acère.

Jour d’été

L’éphéméride

Du soleil sur vos joues, rouille

De ses éphélides.

Et puis

La vie, posée sur

La margelle de mes doigts, et

Si je serre, le puit.

À voler

J’ai ouvert la porte

Au vent et je recule, il

N’en a cure, j’apprends

KAnif

L’absence, sa pierre à

Aiguiser, affûter le

Fil mince de ma feuille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sunset

Sous le porche, le banc,

Dans un coin, un reste de

Soleil rouge sang.

Vin mauvais

Son sang qui coule le

Long des rafles, vous êtes ses

Grappes oppressées.

Délivrée

Elle ahane, la

Tortue, coquilles fragiles

De ses oeufs pondus.

Lèvre du vent

Le soubresaut de

L’arbre, la ride de la

Branche penchée sur l’eau.