ce que vos yeux vairons

Siméon

Au désert,
Où sont
Chapelles
A ciel
Ouvert,
Où poussa
Un fol
Sur son cierge
De pierre,
Les jardins
Sont
Vides.
Les hommes.
Leur houle
S’est retirée.
Le vent
Ne soulève
Plus que
Des nuages
De sable.
L’encens
S’en est
Allé.
Les colonnes
Se descellent,
Et tombent.
Sur l’église
Décharnée,
L’ombre
D’un euphorbe
Solitaire.
Chandelier
Silencieux,
Qui se tord
Vers les cieux
En une couronne
D’épines.

Sur mes cimaises, un tableau de la galerie Arbrealettres

Je n’invente rien. Mes histoires et mes mots sont les mêmes que les tiens. Simplement, je les assemble de telle sorte qu’ils puissent de surprendre. Si tu ne vois pas tout à fait ce que je vois, ça n’a pas d’importance : l’essentiel est que ton regard invente autre chose, que mes objets, mes arbres, […]

via Je n’invente rien (Christian da Silva) — Arbrealettres

Le daim d’une peau

Brandie
Vers
Le soleil,
Comme
Un étendard,
Une main.
En son bout,
L’éventail
Des doigts
Qui s’écarquillent,
Le paravent
D’un poing,
Moucharabieh
Contre ses feux.
Lui laisser
Le temps.
De poser
Sur un bras,
D’une flétrissure,
L’ombre
Et l’émail.
Son sceau
Rougi.
L’empreinte
De sa brûlure.