ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2016

Dunkel

Des hautes forêts

De sapins obscurs, rien ne

Sourd. Sauf le silence.

21/12

Levain

A la pêche d’hommes en

Peine, un capitaine, un père

Sans fils. Leur repaire.

Le chandail

Sa mie bise. Et rêche. Un feutre. Ses points lisses que des doigts et leurs gerçures avaient cardés. Les grains de blé, les torsades usées qui éraillent la peau, les rondes-bosses du tricot, comme des échardes plantées. La laine mouillée qui a retenu l’eau et le givre là haut quand le cuir des vestes trempées s’alourdissent. Le col roide comme une minerve. Hedda passa son cilice. Rien d’autre que le froid. L’odeur de la graisse. Et son suint.

L’ouverture

La nuit. Ses hachures,

Les blancs jouent contre les noirs,

Pointillé de l’échiquier.

« Breakfast at Tiffany’s »

Choisir comme une

Parure la solitude et

L’orgueil, mon diamant.

La mangeoire

Pelotes de plumes et

Echeveaux de soie brune piaillent,

S’envole le millet.

Toboggan

Cuillère. Sur sa tige

La feuille de sucre se détache.

Eau noire du café.

 

Cristaux marron qu’un

Doigt sonde et lie au fond

De la tasse. Remous.

 

Marc en tourbillon

Cartomancie du petit

Déjeuner. Oracle.

L’oscillation

Engrenage des doigts

Sur le chapelet, tic-tac des

Boules de buis qui prient.

Cheminer

Laisser les pas me

Dicter leur loi, ils disent

La douleur mieux que

 

Je ne saurais le

Faire, marcher, un mot, un pas

Chanson d’une scansion.