ce que vos yeux vairons

Mois : novembre, 2016

L’île

Et si de là bas

Ne restait qu’un point, comme une

Empreinte. Un parfum.

L’herbier

Recluses sur la

Lande comme des algues en mal

De mer, les fétuques.

Manège

Posé du bout des

Ailes sur le vent, l’oiseau,

Ses ronds dans le ciel.

Miroir

Tête à tête avec

La nuit, ses noirs plus bleus que

Gris, une cigarette.

Surplomb

Au ras de la pierre,

Là où commence l’eau, où

Se terre la terre

Qui est le Brésil ?

A Curitiba
Grand cirque, et Fonck à Saulcy,
LXVCI.

Pazema

Le gâteau.

Une cire pâle.

Ses crèmes.

Ses dragées d’argent.

Un de plus.

Le septième.

« Sans vous »

Elle but.

« A vous »

Le champagne était éventé, depuis le temps.

Les laudes

Au creux de la nef,

Le choeur, son poing palpitant

Le sang de son chant.

L’Alfa

« Il y a un mois. »

« Tu n’étais pas là »

« Victor et elle ont eu un accident. Ils ont pris la petite route par la forêt »

« C’était après l’entraînement. On les attendait, Irène et moi » dit René

« La route était grasse, un verglas d’été »

« Hedda a été projetée dans le pare-brise »

« Pas foutue de mettre sa ceinture. Et l’autre, là, il conduit comme il vole. Un vrai manche… » cracha Max

« Hedda avait mis sa ceinture » dit René

« Tu ne me demandes pas comment elle va ? »

Vigiles

La lande, qu’accable

Le rauque des corbeaux, leur chant

Au jour qui s’éteint.