Les noces

par marronbleu

Les rires entrechoqués, les dents qui s’écrasaient sur le bord des verres, les transpirations que ne contenaient plus qu’avec effort les parfums violents et gras des hommes et des femmes empoignés pour la danse, les soies dessous les bras qui se tachaient au fur et à mesure des pas, Hedda assourdie regardait le tournoiement.
La musique, forte comme un alcool, et les danseurs échevelés. Elle se cramponna à sa cigarette, à ses fumées lentes. Buée de cendres. La longue nappe but le sang de ses pieds. Ses hautes chaussures gisaient sous la table, abandonnées.