Moisson

par marronbleu

Enivrée, la tête balancée vers le ciel, Hedda en buvait son bleu immaculé. Elle n’en avait jamais vu de pareil, sans l’once de la ronce d’un nuage. Ses yeux écarquillés, comme une bouche avide sur l’immensité. Une morte de faim qui engouffrait à pleine bouchée. Elle n’en laissa pas une miette, satiété de crevarde. Elle redoutait la migration des bleus de toutes les couleurs vers d’autres cieux. Elle redoutait l’absence. Le creux laissé par Max.