Le pouvoir d’un fleuve

par marronbleu

Aussi ample qu’une mer infinie, ses bords se poussent vers l’horizon, ses rives, le lacet mince d’une ligne qui peine à contenir dos à dos vagues et nuages; oserai-je jamais m’y jeter ? Les dieux ne pousseront-ils pas la tête impudente du nageur malhabile que je suis sous ses flots, pour avoir osé oser ? Aller voir de l’autre côté et revenir. S’affranchir du scaphandre.