ce que vos yeux vairons

Mois : janvier, 2016

L’air du temps

Soleil en poitrail,

Dos bleu de vitrail,

Une petite mésange,

Haubanée aux couleurs

Du printemps,

Boule ébouriffée

De Noël accrochant

Son chant aux ramures

Etonnées et nues

Du pommier en sommeil.

L’empreinte

Quand l’orbe de vos

Mains fait un berceau à mon

Visage chagrin.

Direction d’orchestre

Silencieux concile

Où il ne se murmure

Rien, les prélats

Immobiles, gris

En la pourpre

De leur chasuble,

Chapitre muet

Qui fixe

Du vide

De ses yeux

Un pupitre

Déserté.

La préemption

Rachat

De mes fautes

Aux enchères,

Votre pécule

Au poids

De mon péché,

Le fléau penche

Et bascule,

Ma rédemption

Oscille,

Le noir

De mon âme

Fait pencher

La balance,

Cependant

Qu’un étrange

Equilibre

Se fait,

Quand à crédit

Vous arrachez

Ma vie

Au nez médusé

Du maître-priseur.

 

 

Parallaxe

Le miroir

Est vide,

Je n’y vois

Que moi,

Un désarroi

Qui sonde

Le reflet

Calme

Et sombre

D’un effroi.