ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2015

A cire perdue

Bronze

Pourrissant

Des coings

Qui gisent

Comme

Flotille

D’épaves

Rouillées

Au pied

Lépreux

Du cognassier.

« Göttingen », Barbara

Les brumes

Bruissent

D’un  silence

Mélancolique.

L’étang, les lacs

La nuit

Crépite

Du cris

Des oies

Qui s’assemblent

En grand

Banc

Sur l’étang.

Demain,

Elles

Se seront

Envolées

Vers

Un hiver

Qui

N’aura

Pas

Répudié

Son été.

Encens

Paschal de l’Estocart

Octonaires de la Vanité du Monde

Et le Monde et la mort entre eux se desguisèrent

Par l’ensemble Clément Janequin

« Adieu, adieu ! my native shore »

L’inexorable

Automne,

Chasuble

Mauve

Comme

Cernes

De poitrinaire,

Entonne,

De sa voix

De rogomme,

D’un été

Aux joues

Hâves

Qui expire,

L’ode

Funèbre.

Severe weather threat

L’orage

Est

Déjà

Quand

Point

Sur

Vos lèvres

La formule

Consacrée

« C’est

Krakatoa

Moins un ».

Mailles lâches, mailles serrées

Je hale

Un chalut

Gonflé

De souvenirs,

Certains

Algues

Légères,

D’autres,

Vieux

Vaisseaux

Rouillés.

Vol aux instruments

J’ai purgé

Ma peine,

Comme on

Saigne

Une bile

Noire.

Vous avez

Oté

Mes fers

Et réparé

Mes ailes.

Cap

A l’ouest.

Soleil

Couchant.

Nemo

J’ai

Longtemps

Arpenté,

Semelles

De plomb

Aux pieds,

Les jardins

Vides

De mon

Passé.

Boris Vian

La java des bombes atomiques

Par Serge Reggiani