ce que vos yeux vairons

Mois : novembre, 2014

Gueuloir, chap 1

Anéchoïque

Ou perméable

Au bruit.

Savoir

Le moment

De hausser

Le ton,

Ajuster

Son cri

Comme

Un tir

De précision.

Eaussuaire

Mon ensorcelée

Kitège,

Ma solitaire

Ennoyée,

Ombre grise,

Laisse le

Errer

Et se prendre

A ton piège,

Gardien

De tes feux

Engloutis.

Désertion

Se soustraire

A la rumeur,

Atteindre,

Dépouillé,

Sa thébaïde.

Un clochard

Crasse en tatouage,

Flétrissure de la misère,

Ses yeux, sans regard.

Choeur antarctique

Catabatique,

Le vent

S’éreinte,

Rugissant,

Sur le flanc

Impassible

De son théâtre

De granit.

Il cingle

Le rideau

De neige

Qui se lève,

Griffant

Le plateau

Vide,

Et se gonfle,

Monocorde,

En un soliloque

Mugissant.

L’envie

Acide puissant

Qui corrode

L’anode

De toute raison.

Aléoutiennes

Pas japonais

En cordon

Menant

Aux lichens

Du jardin

Oublié

De l’océan.

Fraise des bois

Rousseur

Vénitienne

Du renard

S’enroulant

En corolle,

Atour du cou

De la belle

Vénus se mirant

En sa pelisse.

Enchairs

Entrer en carne

Comme déchaux,

Revêtir, en tunique

De Déjanire,

La peau,

La moelle

Incarnat

Des mots.

Génuflexion

S’agenouiller

Sur l’arc

Rebutant

De son égrotante

Poitrine,

Et lui faire

Boire,

Comme

On martèle

Clous

En croix,

Le vin

Mauvais

De sa hargne.