ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2014

Anamorphose

Fouissement du laid

Dans le beau, Janus bifrons,

Sourire grimaçant.

Lampadaire

Son halo blafard

Perce en abcès le brouillard.

Cierge poitrinaire.

Chanson

Ay linda’ miga,

Scie si triste qui en son coeur

Va s’insinuant.

Absolue

Une cornue, posée

Sur son athanor, distille

Son arôme musqué.

Les tourterelles d’Aanjar

Etendard blanc, gris,

Algue d’ailes se mouvant,

Bruissement du ciel.

Von Ebrennac

Mauser muet. Tot.

Au bout des doigts, Bach, o Gott .

Douleur du silence.

Des gens sans histoire

L’Histoire nous a épargné un destin.

Paris, 23 février 1943

Mathilde. Ses yeux

Soudain béants. Le vide.

Elle sait. Elle se plie.

Netsuke

Le dragon repose

Entre les mâchoires ivoire

De la coque qui bée.

Bist du bei mir

Ou l’enchantement.

Et la douceur du silence.

Göttingen, matin.