ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2014

Victoronyx

Vigie de l’estran

Solen de poche

Qui hache

La plage

De sa nacre

Chat à la jatte

Brume de lait

Perles d’opale

Posées

Sur sa moustache

La trace de l’anneau

Doigts-abaque

Noueux

Comme

Les grains noirs

D’un chapelet,

Qui pendulent

Du majeur

A l’index

Entre peines tavelées

Et éphélides d’un été,

Conteurs fidèles

Et silencieux

Des temps

D’une vie.

Reliquaire

Doux souvenirs

Sertis

En un vitrail

Où le bleu chartrain

Le dispute

A la grisaille.

Traits aimés

A la mine de plomb

Estompés.

Et votre odeur

Qui sourd

Enivrante

En mon coeur.

Se rêver

Mozart

Et se réveiller,

Désenchanté,

Salieri.

Monsieur Magritte ?

Est-ce une poire ?

Est-ce un coing ?

Marron dinde

Du haut

De sa caquetoire,

Plantée

Comme une épine

Dans un pied,

La bécasse,

Reine

Sans couronne

De la volaille

Sans tête,

Croasse,

Distrayant

Un auditoire

Crotté

Et servile,

Sur son perchoir

Agenouillé.

Vigne rouge

Cordée

Incendiaire

Qui

Monte à l’assaut

Du mur rongé

Et se répand

Carmin

En un napalm

Foliaire.

Une blouse grise

Géomètre de sa solitude, il arpente le carré de ciment. Soudain la balle. En pleine tête.
« Balle au camp ! »

Miroir

L’envers ud rocéd